Le peuple grenat s'était réuni pour assister à un spectacle. La pluie tombée durant la journée n'a finalement pas eu raison de cette rencontre. Heureusement, car c'est un stade Saint-Symphorien presque comble qui accueillait les vingt-deux acteurs par un lâché de papelitos digne de l'affche du soir. En effet, seul l'Espace Moselle et la partie basse du parcage visiteur étaient dégarnies. D'entrée de jeu, les Grenats mettaient la pression à leurs adversaires. Très entreprenants, ils faisaient trembler les Lyonnais dès la sixième minute. Mais le but marqué par Borbiconi, d'une belle volée du gauche, était logiquement refusé pour une position de hors-jeu. Peu importe, ceci n'était que partie remise puisque Toifilou Maoulida se chargeait de remettre les pendules à l'heure. Après un bon une-deux avec Gueye, il crochetait Coupet avant de marquer dans le but vide (1-0, 10°). Pas rassasiés pour autant, les hommes de Fernandez continuaient leur show. Tout d'abord, Maoulida manquait d'aggraver la marque d'une balle piquée frôlant la lucarne lyonnaise. Ensuite, c'était son compère sénégalais de l'attaque qui s'illustrait sur un joli centre d'Obraniak. Mais celui-ci ne parvenait pas à cadrer sa tête. Saint-Symphorien, heureux, s'en régalait ! Et c'est à ce moment que le plus cruel arrivait pour les Messins. Monsieur Layec sifflait un tirage de maillot de Méniri aux vingt mètres. Un jeu d'enfant pour l'orfèvre Juninho qui le logeait en pleine lucarne (1-1, 22°). Sans avoir une seule occasion de but, Lyon égalisait ! Un coup du sort regrettable pour les Messins mais ce qui allait suivre l'était encore plus. Sur un coup-franc lorrain, Méniri était littéralement mis KO par Edmilson. Un geste plus adapté aux rings de boxe qu'aux pelouses de football ! Pourtant solide, le buteur du Vélodrome ne s'en remettait pas et Proment était contraint de reculer en défense centrale afin de le suppléer, tandis que Djiba intégrait l'entre-jeu. Ceci n'altérait pas la volonté locale de porter le danger sur le but adverse. Malheureusement, le jeune Gueye se montrait trop hésitant à plusieurs reprises. Et malgré une domination certaine, Metz ne trouvait pas l'ouverture. Les Grenats auraient même pu profiter d'un penalty dans les arrêts de jeu (tirage de maillot sur Gueye) ou d'un beau débordement mal exploité de Maoulida. Mais rien n'y faisait, le premier acte se terminait sur un score de parité heureux pour les visiteurs.
La partie s'équilibrait au retour des vestiaires. Auteurs d'une première période d'un niveau et d'un rythme élevés, les Grenats baissaient quelque peu pavillon. Lyon en profitait pour se montrer dangeureux, après que Coupet eût bien fermé l'angle à Obraniak pour la seule occasion lorraine de ce début de période. Un petit jeu entre Elber et Luyindula aurait pu coûter cher aux Lorrains mais le Brésilien croisait heureusement trop sa frappe. Petit à petit, les Visiteurs prenaient le jeu à leur compte et la rencontre baissait d'intensité. Le génie de Dhorasoo ne suffisait pas à faire la différence face à un bloc messin dont le deuxième rideau était renforcé par la rentrée de Frutos, qui remplaçait Gueye. L'objectif, de plier sans rompre, pouvait paraître frileux mais celui-ci n'était en aucun cas inaccessible étant donné la tournure que prenait les évènements. C'était sans compter sur ce rodeur d'Elber, qui profitait d'une sortie hasardeuse de Butelle pour marquer de la tête dans le but vide (1-1, 76°). Dès lors, la tâche se compliquait sérieusement pour les Messins qui pouvaient se mordre les doigts d'avoir manqué le 2-0 lors de leur fou début de match. Epuisés, comment pouvaient-ils faire pour dynamiter cette défense lyonnaise ? Jean Fernandez tentait bien de faire rentrer Thiaw, mais les Grenats se retrouvaient immédiatement amputés de Franck Béria. Malheureux, le jeune défenseur messin se voyait sanctionner d'un deuxième carton jaune fatal. L'OL pouvait alors tranquillement gérer sa fin de match. Metz, à bout de force, ne parvenait pas à revenir malgré un baroud d'honneur méritoire. Le public ne s'y trompait pas et saluait son équipe malgré la déception. Il manque toujours quelques points aux Lorrains pour se maintenir. Les esprits doivent désormais directement se tourner vers le périlleux déplacement qui se profile, à Rennes, dès mercredi.
La feuille de match
Metz 1–2 Lyon (1-1), 35ème journée de Ligue 1
Samedi 8 mai à 20 heures, Stade Saint-Symphorien
Arbitre : Monsieur Layec
Affluence : 24778 spectateurs