Le LOSC se lance dans une longue série de rencontres à disputer. Avec un match tous les trois jours jusqu'au 25 septembre, les Lillois devront tenir le choc sur tous les fronts européens et essayer de garder le cap. En passant l'obstacle niçois dès samedi.
L'OGC Nice n'a pas trop bien réussi au LOSC depuis son retour en Ligue 1 puisque l'équipe de Gernot Rohr a battu celle de Claude Puel quatre fois au cours de ces deux dernières saisons. Sa venue au Stadium Lille Métropole provoque d'autant plus la méfiance que l'équipe azuréenne, après un bon stage en Foret Noire, a hâte de prendre son envol après un début de championnat perturbé par plusieurs départs tardifs et ponctué par une défaite à domicile face à Lyon (0-1) puis un cinglant revers à Bordeaux (5-1).
Aujourd'hui, Gernot Rohr dispose d'un effectif recomposé après les arrivées de Balmont, Bisconti, Jankauskass et a récupéré blessés (Abardonado, Agali) et suspendus (Cobos, Dié) et aura donc l'embarras du choix au moment de composé son équipe.
Ce sera aussi le cas de Claude Puel, qui cependant attend encore la qualification de Peter Odemwingie.
L'entraîneur lillois, qui a procédé à une large revue d'effectif contre Charleroi (1-0), vendredi dernier, attend ce retour à la compétition avec sérénité: "Il est évidemment toujours difficile de savoir où on en est vraiment après une telle coupure. Mais je crois qu'elle a fait du bien" observe-t-il. "Même si çà a été plus délicat pour les internationaux, ces quinze derniers jours ont permis de retravailler les bases, notamment physiques. De remplir à nouveau le réservoir, ce qui était nécessaire après une série dix matches en un mois et avant une autre de sept en trois semaines. Nous abordons une période très délicate, mais aussi très intéressante, avec des matches importants en championnat, face à des concurrents directs, ce qui implique des oppositions très engagées, et, évidemment l'aller-retour en coupe UEFA, face aux champions d'Irlande, qui constituera un challenge d'un genre différent. "
Il le sait: il ne s'agira pas simplement de flamber. Il faudra aussi durer: "L'important, dans une telle succession de rencontres, sera de garder la fraîcheur à la fois psychologique et physique qui permettront de donner du mouvement à notre jeu, d'avoir toute la percussion et l'agressivité nécessaires dans le dernier geste pour concrétiser" explique-t-il. "Au cours des derniers matchs, nous avons montré nos progrès dans la maîtrise collective, dans la conservation du ballon. Mais nous n'avons sans doute pas assez osé, tenté offensivement. Il faudra désormais savoir se projeter plus vers l'avant, tout en gardant notre solidité défensive..."
L'audace mais aussi la lucidité seront donc nécessaire au cours des prochaines semaines. "Ce sera particulièrement vrai face à une équipe qui, après avoir été absente à Bordeaux, a montré qu'elle n'avait rien perdu de ses qualités" prévient Claude Puel. "Face à des Niçois qui vont mettre beaucoup de densité défensive dans leur jeu et qui vont miser sur le contre, il va falloir se montrer patients, ne pas se jeter n'importe comment mais aussi ne pas se laisser endormir..."
L'enjeu n'est pas anodin: "Cette rencontre nous donne l'occasion de creuser l'écart avec un rival direct" observe Grégory Tafforeau. "Même si Nice est une équipe très difficile à manœuvrer, particulièrement lorsqu'elle évolue à l'extérieur, nous nous devons de trouver la clef afin de bien commencer ce mois de septembre qui aura une importance particulière dans notre saison..."