arnaud57 le 20/05 à 17:17 :
Sylvain Marchal : ''Jouer le nul serait une grosse erreur''
Légèrement touché à un genou lors du match face à Amiens, Sylvain Marchal ne s’est pas entraîné lundi et s’est contenté de trottiner ce mardi. Il est cependant fin prêt pour le match décisif de vendredi.
Tout d’abord, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la gravité de votre blessure ?
Sylvain Marchal : "Il n’y a rien de bien grave. Mon genou est légèrement enflé, suite à la rencontre face à Amiens. Hier, je ne me suis pas entraîné, aujourd’hui je me suis contenté de faire un footing. Je reprend l’entraînement normalement demain. A priori, il n’y a pas de soucis à se faire concernant ma participation au match de vendredi."
Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour ramener un résultat positif d’Amiens ?
S.M. : "Mettre un but tout simplement. Nous avons eu pourtant beaucoup d’occasions. Nous avons manqué de réalisme. Nos adversaires, au contraire, ont marqué un but, en n’ayant que très peu d’occasions, sur une erreur de notre part. A l’arrivée, nous perdons sans avoir été réellement inquiétés."
La déception du match d’Amiens est-elle passée ? Êtes-vous déjà totalement tourné vers le match face à Gueugnon ?
S.M. : "C’est sûr que nous étions extrêmement déçus tout de suite après la rencontre, dans les vestiaires, mais aussi le lendemain. Une fois après avoir repris l’entraînement, c’était oublié. On prépare, à présent, le match de Gueugnon. De toute façon, le match contre Amiens est terminé, nous avons perdu, il n’y a plus rien à faire."
Comment abordez-vous justement ce dernier match de championnat ?
S.M. : "C’est un match très important. Toute notre saison se joue là-dessus. L’équipe ne souhaite qu’une chose : faire une grande fête avec notre public, qui va venir en très grand nombre. Il va falloir rentrer dans ce match à cent à l’heure. Nous devrons montrer au public et à l’adversaire que nous avons envie et que nous sommes costauds à domicile."
Le match nul vous suffit pour accéder à l’élite. Quelles consignes croyez vous que Jean Fernandez va vous donner ?
S.M. : "Il faut jouer ce match en faisant le maximum pour le gagner, comme toutes les rencontres de la saison. Beaucoup de choses vont se jouer au niveau de notre état d'esprit. En tout cas, il ne va pas falloir partir en espérant ramener un résultat nul, ce serait une grosse erreur. Nous devons aborder ce match en voulant absolument le gagner."
N’y a-t-il pas une petite crainte face à l’ampleur de l’enjeu ?
S.M. : "Non, nous n’avons pas peur. Par contre, nous sommes très excités et impatients. Vendredi prochain, nous devrons simplement avoir le même comportement que d’habitude lors de nos rencontres à domicile. Si c’est le cas, il ne devrait pas y avoir de problème. Gueugnon est une équipe dangereuse mais qui est à notre portée. En restant appliqués, sérieux et motivés durant tout le match, il n’y a pas de raison pour que ça se passe mal."
Vous est-il déjà arrivé d’imaginer un scénario catastrophe pour l’issue de ce championnat ?
S.M. : "Non ! Et je ne préfère pas y penser…"
Avec Stéphane Borbiconi, dans les airs, vous étiez un des principaux artisans de l’efficacité de l’équipe sur les coups de pieds arrêtés. L’équipe faisait souvent la différence sur ces phases de jeu, il y a encore quelques matches. C’est moins le cas aujourd’hui…
S.M. : "C’est vrai que nous avons souvent débloqué la situation de cette manière lors de matches serrés. Avant, nous étions quasiment toujours sur le ballon en premier. Une fois sur deux, le ballon allait au fond des filets. A présent, c’est bien plus difficile, nous sommes marqués plus qu’à la culotte ! Nous allons essayer d’inverser cette tendance vendredi prochain."
Ce dernier match est aussi le retour d’Albert Cartier à Metz. Il va, sans doute, savoir motiver ces troupes. J’imagine que vous vous attendez à ce qu’il ne vous fasse pas de cadeaux ?
S.M. : "Exactement. De toute façon, toutes les équipes cherchent à nous battre. Grenoble, par exemple, n’a rien lâché chez nous, pourtant ils n’avaient plus rien à jouer. Ce sera la même chose avec Gueugnon qui ne va pas venir pour perdre. Ils vont être motivés par la présence des caméras de télévision et par le nombreux public. Ce ne sera pas facile mais nous non plus nous ne leur ferons pas de cadeaux."
Le fait de trouver Albert Cartier face à vous, sur le banc adversaire, vous donne-t-il une motivation supplémentaire ?
S.M. : "Non, je ne pense pas. Ce n’est pas comme si je retrouvais en face de moi un ancien coéquipier. Albert a été notre entraîneur, ce n’est plus le cas. C’est la vie du football. Jean Fernandez a connu la même chose en rencontrant Sochaux. L’an dernier, en jouant Lens et Joël Muller, la situation était la même."
Sylvain Marchal s’est contenté de faire un footing ce matin en raison de sa blessure à un genou. Il reprendra l’entraînement demain matin. Au cas où il ne pourra être aligné contre Gueugnon, Jean Fernandez prévoit de le remplacer, dans l’axe de la défense, par Stéphane Borbiconi. Franck Béria prendra, du même coup, la place de ce dernier sur le côté.
Pour sa part, Schuman Bah, légèrement touché à la cuisse, semble avoir retrouvé la totalité de ses moyens. Il s’est entraîné normalement aujourd’hui.